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RUMEURS DE CERVEAU
26/01/2007 21:59
Long week-end de tempête, le vent et la neige qui me laissent froid
engourdi dans un canapé tilleul, devant un film qui défile sa toile alors que tout est blanc sur les vitres sans volets, cocon de coton, à l'abri des mouettes dont j'entends les appels dans l'étrange blizzard. Les heures passent en silence, comme ma main sur la rampe cirée lorsque j'allais en cours de dessin sous les combles de mon vieux collège avec en tête l'image blanche et bleue d'un Magrite à tenter de glisser sur un exercice par-dessus les pâles figures des natures mortes imposées.
Je sais qu'autour de moi tout s'agite et avance sur la voie de garage le chemin sans retour du vivant vers sa mort, du passé vers l'oubli du futur vers le vide d'un présent à passer au mieux, au moindre mal. J'accorde à tous mes liens les plus proches que je les sens précieux je les serre sur mon coeur sans croire trop en faire, sans hypocrisie, mais j'admets qu'un éclat de moi se débat dans ces moments limpides pour abréger la réunion qui le tient prisonnier loin de son coin de ciel.
Au fil de mes manies mimétiques, un jour lièvre variable dans son hiver un soir caméléon sur sa branche, je deviens feuille morte sur un érable je vire écarlate sous la caresse des dessous chics d'une belle vampire ou dévaste pour le compte le logis d'une fée d'un coup de griffe léonine. Rester invisible au monde des morts vivants, attendre mes semblables partis à ma recherche, survivre patiemment jusqu'à leur retour, éviter le plus possible les mésalliances de mon monde et du leur passer pour fou, pour rien de bien, mais passer toujours au large.
Le coeur sans doute trop sauvage pour admettre les trop longues étreintes peut-être déjà trop roué dans des cercles mal tournés, pour des riens, illusoires, et à laisser filer comme des ronds dans l'eau sous un pont de bois j'ai le coeur solitaire et l'âme bleue des lames à sacrifier l'amour sur l'autel des messes de mon enfance, lorsque je parlais aux anges, comme tout enfant laissé seul devant la fenêtre de sa chambre à l'heure où la voie lactée chante pour lui des contines maternelles.
Ici, tout est clos, j'attends la fin d'un rhume décidément tenace et dehors l'hiver poursuit sa grande parade sans témoin visible comme en 1956, quand je gardais la chambre pour une grosse grippe tremblant dans ma robe de chambre bleue en laine des Pyrénées le nez collé sur le carreau, dessinant des nuages sur la buée, ou des fleurs, ou des coeurs évanescents à offrir à quelqu'un, à quelqu'un qui enfin passerait peut-être devant la fenêtre.
DSMoon*** (Rumeur de cerveau / 2007)
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Commentaire de REVERIE (27/01/2007 19:39) :
KIKOUUU JE TE SOUHAITE
S. Valentine images
UN AGREABLE SAMEDI EN ESPERANT QUE TON RHUME PASSE ET NE JETTE PAS TROP DE
MOUCHOIRS DANS LA CORBEILLE ELLE VA BIENTOT ETRE PLEINE
BISOUSS AMITIE MU
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Commentaire de katsou67 (27/01/2007 20:38) :
bonne soirée amicalement caroline
http://pourlesceliba67.vip-blog.com
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Commentaire de tartine (27/01/2007 23:30) :
Bonsoir cher Alain, ça fait froid dans le dos, ça va ? pas trop comme je
vois ben moi c'est pas au beau fixe non plus je te souhaite malgré
tout une bonne nuit et un bon dimanche gros bisous à bientôt

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Commentaire de kathy (28/01/2007 17:29) :
bonjour comment va tu trés bien j'espére je te fait de gros bisous
et beaucoups de tendresse
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Commentaire de Chanou (29/01/2007 14:35) :
Bon début de semaine!!
Gros bisous
Amitié!
Coucou Alain..j'espère que ton week end fut agréable..toujours un
plaisir de te lire..bisousss
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Commentaire de Chanou (01/02/2007 05:36) :
Bon jeudi..
Bisousss
Bonne journée ALain bisousss
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