Juste un soir comme tant d’autres
Avec mon lot de prudences infinies
Un soir bleu sombre en un monde
Où rien n’est jamais acquis...
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J’ai pris mon pied sur une route
Un chemin de traverse inouï
Juste une voie ouverte à ma déroute
Face aux questions sans bon sens...
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Demain, je serai un autre vague inconnu
Juste un dernier-né de l’espace-temps
Flashé au radar sur un chemin sans borne
Et dès ce soir j’en fais amende-honorable:
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Mon plus grand amour se résume à si peu
Mon but ultime reste logiquement si ridicule
Que j’en bats déjà ma coulpe, sans honte:
J’ai juste rêvé de vivre avec quelqu’un en harmonie…
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On s’offre des gros plaisirs, on se donne
On prend tout d’un instant, à en devenir fou
On occupe des nuits en close et des jours au soleil
En gros colon épais d’un Eden à peine imaginé…
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Chacun rame dans son radeau, au fil de l’eau
Comme si le monde tournait rond autour de lui
Juste pour lui et son incontournable logique infuse
Lui et sa façon perso’ de dessiner l’univers à sa guise…
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Juste un soir comme tant d’autres
Avec mon lot de prudences infinies
Un soir bleu sombre en un monde
Où rien n’est jamais acquis...
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Juste un soir de plus, loin de tout le monde
Loin du réel, loin des amours attendues
Loin des belles amitiés reconnues comme telles
Loin d’un monde sans doute réel, mais si inaccessible…
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Tout en devient encore plus virtuel, définitivement
La réalité la mieux prouvée, les amours les plus avérées
Les faits et gestes infiniment agréés au fil du temps
Et j’en demeure en marge, parce que je suis né pour çà…
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Je rêve encore d’une bonne âme m’ouvrant ses bras
Sans écouter mes mots bleuis de vieilles nostalgies
Oubliant mes idées sans allure, mes vrais-faux souvenirs
Juste un cœur qui me prenne et se donne de même…
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Mourir pour une amitié, pour un amour sublimé
Pour un vieux pote ou une inconnue croisée en ville
Rien n’est impossible, rien n’est surhumain en somme
Et c’est pourquoi sans doute existent les blogs : Aimer..!
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DSMoon (That’s all we need / 2008)